samedi 13 janvier 2018

10 souvenirs de ce que j'ai lu et vu en 2017

Je vous propose un petit exercice : plutôt que le top habituel, je vais vous parler des œuvres ou passages qui m'ont plu à travers des scènes, des moments particuliers découverts pendant cette année 2017.

Attention, je parle forcément des films/séries/romans et de leur contenu 



10 - Un vaisseau enflamme les étoiles ( Star Wars - Les derniers Jedi)
Qu'on aime ou pas le dernier Star Wars, j'ai trouvé cette scène aussi belle qu'apocalyptique : l'amiral Holdo jette son vaisseau, en vitesse lumière, sur la flotte du Premier Ordre et détruit le principal méga-destroyer du méchant. Ce moment de suspension est un moment de grâce dans un film qui a ses bons moments, malgré des problèmes (j'en parle par là)


9 - En route les amis ! Ou pas... (Pirates des Caraïbes : la vengeance de Salazar)
Ici, plutôt que de parler de pirates, il convient de parler de naufrage... Toutefois, une scène hilarante a retenu mon attention et me fait rire à chaque fois que j'y pense : Jack Sparrow monte à bord du Dying Gull, son bateau actuel, et tente de le lancer en mer. Musique pompeuse, pose héroïque et là patatras ! Une corde vient tout gâcher.

8 - Un homme et son tigre (Gold)
Dernier film que j'ai découvert avec Matthew McConaughey, Gold parle d'un minable qui se prend pour un cador, ce qu'il finira par payer. Rise and fall classique, bâti sur la seule présence de l'acteur, il lui offre une scène tout en décalage quand, pour amuser un gros client, il va défier un tigre. Scène particulière dans un film sage, visuellement plus travaillée, elle montre tout le piquant du personnage et son inconséquence. Excellente.


7 - Berserker ! (Rois du monde tome 2 : chasse royale partie 1)
Bellovèse accompagne le haut-roi à une réunion des chefs qui va transformer en rébellion. Dans une fuite désespérée, la délégation biturige tente de fuir et fait face ! Incroyable scène d'action dans un livre très prenant, Jean-Philippe Jaworski y ressuscite pour l'occasion des souvenirs de jeux de rôle. Une merveille, dans un roman très bien écrit (comme d'habitude, ai-je envie de dire).

6 - La longue partie de fejij (Omale T1)
Dans Omale, Laurent Genefort réunit des personnages d'horizons différents dans une quête mystérieuse. Pour les faire se connaître, ils vont pratiquer le fejij, un jeu proche des échecs aux parties longues, ayant un profond sens social et psychologique. A cette occasion, Genefort donne l'occasion à chacun des personnages de raconter son histoire, des récits prenants et qui éclairent sur ce qu'est Omale. Une belle réussite narrative.



5 - Un duel d'as (Le monde du Fleuve)
Scène improbable parmi beaucoup d'autres, dans le tome 4 de l'intégrale du Monde du Fleuve (de P.J. Farmer) : un double duel se prépare, le premier entre des bateaux à aubes dirigés respectivement par Mark Twain et le prince Jean, le second est un affrontement d'as à bord d'avions (dans un monde jusque-là sans aviation). La suspension d'incrédulité fonctionne du tonnerre dans un cycle inégal et passionnant, qui mêle histoire et science-fiction avec talent. L'auteur signe à cette occasion un grand combat haletant qui m'a happé !

4 - Coulson en chute libre (Marvel : Agents du SHIELD saison 3, épisodes 09 et 10)
SHIELD est une série divertissante, qui peut se montrer parfois jusqu'au-boutiste. Dans ce double épisode de la saison 3, Phil Coulson est ivre de vengeance après avoir perdu celle qu'il aimait. Il va poursuivre le coupable, un ancien membre de son équipe, dans une vendetta particulièrement réussie car elle conclue un long arc de la série (3 saisons, ce n'est pas rien) et montre le côté obscur du personnage. Scène d'action vraiment réussie, le saut à l'aveugle de Coulson, du Quinjet vers un monde alien, vaut son pesant de cacahuète dans la bad ass attitude. Extrêmement fun.




3 - Ce qui aurait pu être et ne sera jamais (La La Land)
La La Land a été une claque : réalisation grandiose, numéros prenants, acteurs attachants, j'ai été emballé. Une scène dans la dernière partie, lyrique au possible, résume toutes ses qualités : alors que le couple se retrouve quelques années plus tard, un seul échange de regard entre nos héros nous projette dans un futur hypothétique, sur ce qu'aurait pu être leur amour, comment, avec des si, nous aurions pu assister à tout autre chose. Bluffant.

2 - Un autre regard sur les personnages (Les Nefs de Pangée)
Il est toujours difficile d'amener un twist efficace dans un récit, sans verser dans le pompeux ou le capillotractage ! Christian Chavassieux y est parvenu dans son ouvrage, en donnant une toute nouvelle perspective à son histoire dans un retournement de point de vue que je n'ai, en plus, pas vu venir. J'en ai parlé plus en détails par ici, mais c'est clairement ma meilleure lecture de l'année !




1 - Un regard dans le miroir (Lost City of Z)
Le dernier film de James Gray est, de très loin, le meilleur film que j'ai vu en 2017. Puissant, juste, formidablement réalisé, il explore les thématiques chères au réalisateur (la famille et son héritage, la difficulté à se faire une place, etc...) tout en travaillant une nouvelle matière : l'obsession, celle qui grignote, l'insidieuse qui vous pourchasse malgré tout. L'obsession de Percy Fawcett l'entraîne, lui comme sa famille, dans une passion sans borne qui risque de tout détruire.
Je pourrai citer plusieurs scènes qui m'ont touché, mais le dernier plan est clairement un modèle du genre : alors que Percy et son fils sont portés disparus, son épouse Nina (excellente Sienna Miller) vient aux nouvelles. Elle repart sans rien et observe un miroir qui renvoie sa propre image, puis peu à peu la jungle, cette obsession qui lui a tout pris et qui continuera de la hanter. Majestueux.

samedi 30 décembre 2017

Un bilan pour 2017

Pour respecter la tradition et jeter un regard par dessus l'épaule, histoire de se poser et d'observer avec recul l'année écoulée, rien de mieux qu'un bilan !


Publication

En 2017, je n'ai publié que la préface de l'anthologie Malédiction. J'espérais faire mieux, mais je n'y suis pas arrivé, tout simplement. Toutefois, cette expérience a été très intéressante : elle m'a permis de me glisser de l'autre côté du miroir d'une sélection de textes (à laquelle j'ai contribué), de collaborer à la correction des textes, mais aussi de travailler à la rédaction d'une préface, un exercice peu habituel et stimulant !

Quelques rares soumissions de nouvelles (4) n'ont pas eu de suite  : dans deux cas, je n'ai même pas eu de réponse, ce qui a accru ma frustration. 

Entre la Louve et l'Olympe arrive. Les bons à tirer (BAT) numériques sont validés, le papier devrait suivre (je viens de recevoir la dernière épreuve, ça fait plaisir de tenir l'objet en main), ne reste plus qu'à arrêter la date de sortie définitive.Ce sera donc pour début 2018.

Projets en cours

Le Temps des tyrans est en attente de retour d'un éditeur. Si ce retour s'avérait négatif, je me relancerai dans une recherche active courant 2018.


Code Rouge est en cours de relecture, j'ambitionne une sortie en auto-édition sur Amazon avant l'été, autant dire que j'ai de la marge. Le manuscrit devrait gagner sensiblement en épaisseur dans sa version finale.

Le projet Sokol autour des pirates vient de dépasser les 200 000 signes et avance significativement. Ce sera vraisemblablement mon prochain roman, j'en suis à peu près à moitié de la rédaction et ce qui reste est déjà très clairement tracé dans ma tête. Je continue de progresser régulièrement, pourvu que ça dure...

B.A.S.C., le projet de brigade de police anti super-criminels, compte 143 000 signes au compteur. Après de longs développements en début d'année 2017, j'ai peu à peu perdu le rythme sur ce projet-là. Sokol a concentré mes efforts, ce qui a nui à ma capacité à me concentrer dessus. En 2018, il faudra le reprendre et le relancer, vaste programme en perspective. J'aimerai le rendre aussi plus léger, en terme de ton, Sokol aggravant considérablement le côté sombre de mes écrits.

Traqueurs, un projet de série de space opera, est lui à 78 000 signes. Il est en arrêt depuis août, j'y travaille quand l'envie me vient. Je ne me fixe rien par rapport à lui, c'est quand j'en ai envie que je creuse ce récit. Mon envie est de proposer le texte comme une série, sur un format de six épisodes de 50 000 signes environ (soit 300 000 signes en tout).

Un dernier projet est en train de naitre : un space opera également, au nom de travail A l'épreuve du rêve. Le travail préparatoire est bien avancé, on verra pour la suite... J'ai décidé de changer de méthode de travail sur ce texte : je vais planifier à l'excès le contenu qui, pour schématiser, sera une biographie d'un grand général d'un empire humain de l'espace. D'habitude, j'écris au feeling, en fonction d'un plan que j'ai en tête, mais que je ne formalise pas. Cette fois, je veux tenter une autre technique, pour voir.

Côté nouvelles, rien ou si peu. J'ai bouclé un texte à soumettre à Malpertuis pour cette fin d'année, sans grand espoir vu le challenge en face. J'aurai donc soumis cinq nouvelles en 2017. Rien de plus en vue et je ne compte rien tenter en 2018, tant les retours sont minimes, voir inexistants. Un retour en particulier, en mode *vos textes, je m'en fous* m'incite à penser que je dois lever le pied de ce côté là. Ce n'est qu'un élément dans la réflexion globale sur mes activités d'écriture, où il me faut me recentrer sur ce qui marche actuellement.

Du côté de eMaginarock

J'ai publié 35 articles cette année sur eMaginarock, principalement des chroniques de films et de BO, dont vous pouvez retrouver la synthèse ici. J'en suis presque à trois avis par mois, ce qui est un bon chiffre en terme de production. On va voir si 2018 me permettra de tenir le même rythme.

A venir pour débuter l'année : le special de Noël de Doctor Who et une fiche sur l'album live de Prague du concert de Hans Zimmer.

Il me reste à vous souhaiter une bonne fin d'année 2017 et une excellente année 2018 ! On se retrouve l'année prochaine sur le blog pour un top plus perso sur la lecture et les films/séries TV vues.

mardi 26 décembre 2017

Vale Murray Gold

Voilà, avec la sortie de l'épisode Twice upon a time ce 25 décembre, 2017 la série TV Doctor Who va tourner une page de sa longue histoire. Le scénariste Steven Moffat et l'acteur principal Peter Capaldi quittent le navire. Mais, surtout, Murray Gold va rendre sa baguette de chef d'orchestre après 12 ans de bons et loyaux services. Celui qui est l'âme de la série depuis son redémarrage, en 2005, ne va pas survivre à la remise à plat voulue avec l'arrivée d'une nouvelle équipe aux commandes de la série de SF de la BBC. 

Retour en arrière : 2008 pour être exact. Je zappe à la recherche d'un programme capable d'occuper mon temps de cerveau disponible avant de tomber devant un étrange épisode sur France 4. Un type un peu jeté, en costume de soirée, tente de sauver un Titanic de l'espace avec l'aide d'amis costumés et de Kylie Minogue. Je viens de voir Une croisière autour de la Terre, l'épisode de Noël qui conclue la troisième saison de Doctor Who. David Tennant y tient alors le rôle principal. Surtout, Murray Gold assure la musique :


C'est ce mélange épique et kitsch qui m'a fait aimer Doctor Who. Qui m'a rendu fan. Derrière, il y a dix ans de fidélité au show malgré ses hauts et ses bas, mais aussi une convention à Londres, des discussions enflammées avec des amis chers, un vrai message d'amour ininterrompu aux genres SFFF.
La BO s'est retrouvée à accompagner les dix dernières années de ma vie, pour une série que j'ai partagé avec celle qui devait devenir mon épouse, qui a animé mes séquences d'écriture, qui m'a remonté le moral quand ça n'allait pas. Je ne me suis jamais remis de certaines choses que Gold a su mettre en musique sans nul autre pareil :


Pour moi, ces musiques sont synonymes d'aventure, de voyage, d'exploration, de nouveauté et de découverte. En douze ans, Gold a écrit sous tous les genres, de l'épique symphonique à la chanson pop, de l'électro un peu dégoulinant à l'opéra grandiose. Il a composé la musique de mes rêves, entre grandiose et profondeur, élégie et gaieté. 
Même quand la série a décliné, que Gold a pu se retrouver à faire du papier peint musical, il a su encore et toujours réanimer l'étincelle du gamin qui, au fond de moi, vit de glorieuses aventures dans un coin de ma tête quand j'entends ses notes inspirées :


Alors merci pour ces moments grandioses, inspirés, émouvants et surtout inspirants. Murray Gold restera pour moi un compositeur à part, un partenaire de voyage, pour qui l'inventivité aura su le pousser à écrire des mélodies que resteront à mes côtés pour ma vie d'adulte.

Pour tout ça et bien plus encore, à bientôt Monsieur Murray Gold.